Comité scientifique international

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Présidence

Le Président du Comité scientifique international : le Professeur Jean-Jacques Hublin

Jean-Jacques Hublin, né le 30 novembre 1953 en Algérie, est un citoyen français. Après une carrière au CNRS, il a rejoint l'enseignement supérieur en tant que professeur à l'Université de Bordeaux (1999-2004). Il a également enseigné à l'Université de Californie à Berkeley (1992), à l'Université Harvard (1997), à l'Université Stanford (1999 et 2011) de même qu'à l'Université de Leyde (2010-2020).
En 2004, le professeur Hublin a créé puis dirigé le Département d'Evolution Humaine del 'Institut Max Planck d'Anthropologie évolutionnaire à Leipzig. Il est, depuis 2021, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Paléoanthropologie. Jean-Jacques Hublin est co-fondateur de la Société européenne pour l'étude de l'évolution humaine (ESHE), dont il a été président de 2011 à 2020.
Il a joué un rôle de pionnier dans le développement de la paléoanthropologie virtuelle. L'évolution des Néandertaliens et le mécanisme d'expansion de notre espèce sur la planète ont occupé une place centrale dans sa carrière. Il a aussi consacré de nombreuses études à l'évolution du cerveau ainsi qu'à la croissance et au développement chez les Hominines.
Pour aborder ces questions, il a mené des recherches de terrain en Europe et en Afrique du Nord et a publié plus de 350 articles scientifiques. Il est chevalier de la légion d'honneur et a été distingué par S. M Mohamed VI par le Wissam royal al-Kafaa al Fikria. Il a, entre autres, reçu le Prix International Fyssen en 2021 et le Prix Balzan en 2023.

JEAN-JACQUES HUBLIN

Notre ancien président : le Professeur Yves COPPENS

Toute l’équipe est profondément attristée par la disparition du Professeur Yves Coppens, Président du Comité scientifique international du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco fondé par le prince Albert Ier. Toutes nos pensées accompagnent sa famille, toute la communauté scientifique et le public.
« Merci Parrain de tout ce que vous avez fait pour le Musée, ses programmes et son équipe, vous resterez toujours avec nous dans nos cœurs et nos actions ».

Yves COPPENS

Président du Comité scientifique international du Musée d’Anthropologie préhistorique.
Professeur au Muséum National d’Histoire naturelle (Anthropologie), de 1980 à 1983.
Professeur au Collège de France (Paléoanthropologie et préhistoire) de 1983 à 2005.

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Membres du Comité

Ordonnance Souveraine n° 11.371 du 17 juillet 2025 portant nomination des membres du Comité Scientifique International du Musée d'Anthropologie Préhistorique de Monaco.

 

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Membres du Comité Scientifique

  • Director Juan-Luis ARSUAGA
  • Professor Gi-Dong BAE. Professeur émérite.Université Hanyang. Le professeur émérite Kidong Bae a étudié l’archéologie et l’anthropologie à Université nationale de Séoul, en Corée, puis a obtenu son doctorat au Département d’anthropologie de Université de Californie à Berkeley en 1988. Il a mené des recherches archéologiques en Tanzanie, en Iran, en Malaisie, au Népal et dans plusieurs autres pays d’Asie, ainsi qu’en Corée. Il est également à l’origine d’un nouveau mouvement communautaire visant à protéger et à préserver les sites préhistoriques, lancé lors du Festival international de la Préhistoire organisé en 1992 sur le site paléolithique de Chongok, en Corée. Ses principaux domaines de recherche portent sur l’évolution des cultures paléolithiques et sur la dispersion des populations humaines en Asie orientale.
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  • Professeur Stefano Benazzi, né le 11 août 1977, est un anthropologue physique et paléoanthropologue italien. Il est professeur titulaire au Département du Patrimoine culturel de l’Université de Bologne, où il enseigne la paléoanthropologie et l’ostéoarchéologie. Après avoir obtenu son diplôme puis son doctorat en anthropologie à l’Université de Bologne, il a poursuivi ses recherches postdoctorales au Senckenberg Research Institute de Francfort, à l’Université de Vienne et au Département d’Évolution humaine de l’Institut Max Planck d’Anthropologie évolutionnaire à Leipzig. En 2017, il a fondé et dirige aujourd’hui le BONES Lab — Laboratory of Osteoarchaeology and Paleoanthropology — à l’Université de Bologne, un centre de recherche consacré à l’étude de l’évolution humaine à travers l’intégration de l’ostéoarchéologie, des méthodes numériques avancées, de l’histologie, de la biomécanique et de la paléoprotéomique. Ses recherches portent sur les restes squelettiques humains issus de contextes archéologiques, avec une attention particulière portée à l’origine et à la diffusion d’Homo sapiens en Eurasie, aux processus bioculturels qui ont façonné notre espèce, ainsi qu’aux mécanismes ayant conduit à la disparition d’autres groupes humains, notamment les Néandertaliens. Fortement impliqué dans les travaux de terrain et les collaborations scientifiques internationales, le professeur Benazzi a dirigé ou co-dirigé des projets archéologiques et paléoanthropologiques en Italie, à Oman et en Amérique du Sud. Ses recherches s’étendent également à l’Europe de l’Est et du Sud-Est, ainsi qu’à l’Asie occidentale et centrale, où il participe à des programmes multidisciplinaires associant fouilles archéologiques, analyses en laboratoire et formation de jeunes chercheurs. Le professeur Benazzi a obtenu d’importants financements de recherche nationaux et internationaux, parmi lesquels la bourse ERC Consolidator Grant SUCCESS en 2016 et la bourse ERC Synergy Grant LAST NEANDERTHALS en 2023. À travers de nombreuses publications scientifiques, il a contribué au renouvellement de la paléoanthropologie en appliquant des méthodes numériques avancées à l’étude des fossiles humains. En 2024, il a reçu le Prix international Fabio Frassetto de paléoanthropologie.
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  • Professeur Abdeljalil BOUZOUGGAR: Abdeljalil Bouzouggar est actuellement directeur de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine au Maroc. Titulaire d’un Doctorat en Préhistoire et Géologie du Quaternaire de l’Université Bordeaux I en France et d’un Doctorat en Archéologie de l’Université de Liège en Belgique. Il a rejoint l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP) en 1998 en tant que chargé de recherche puis professeur de l’enseignement supérieur depuis 2018. Il a été chef du Département de Préhistoire à l’INSAP de 2009 à 2013 et il est responsable de l’équipe scientifique « origine et évolution des cultures d’Homo sapiens au Maroc ». Il a été chercheur associé au Département de l’évolution humaine à l’Institut Max Planck à Leipzig de 2009 à 2021. Il est co-fondateur et actuellement président de la commission «Afrique du Nord » de l’Union Internationale des Sciences Préhistoriques et Protohistoriques (UISPP). Il est également chercheur associé au Laboratoire Méditerranéen de Préhistoire Europe Afrique (CNRS et Aix-Marseille Université) depuis 2013 et ancien résident à l’Institut Méditerranéen des Etudes et Recherches Avancées (IMéRA) à Marseille (septembre 2014-février 2015) et directeur d’études associé à la Maison des Sciences de l’Homme à Paris (2015). Abdeljalil Bouzouggar mène plusieurs projets de fouilles archéologiques au Maroc sur le Middle Stone Age (MSA) nord-africain et la transition MSA-Later Stone Age. Ses recherches concernent des sites clés au Maroc dont les grottes des Pigeons à Taforalt, Rhafas, Contrebandiers, Dar es Soltane 1 et Bizmoune.  Il s’est beaucoup intéressé aux ensembles lithiques du MSA et à l’émergence du comportement symbolique en Afrique du Nord. Il est l’auteur de plusieurs articles dans des revues scientifiques internationales.
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  • Docteur Philippe CHARLIER
  • Professeur Fahu CHEN 
  • Professeur Dominique CLIQUET est né le 22 février 1957, à Caen (France). Il était jusqu’à juillet 2024, conservateur du Patrimoine au Service régional de l’Archéologie de Normandie (Ministère de la Culture). Après un parcours atypique : technicien en construction mécanique, études d’histoire à Caen et d’histoire de l’art et archéologie à Paris, il intègre le musée d’Evreux comme conservateur chargé des collections archéologiques en 1982, enseigne la préhistoire ancienne à l’École du Louvre à partir de 1995 et se consacre à l’étude des premiers peuplements d’Europe du nord-ouest depuis les années 1970.Spécialiste du Paléolithique ancien et moyen, il se consacre aux premiers peuplements de Normandie : création du Projet collectif de Recherche « Les Premiers Hommes en Normandie en 2001, relayée par la Prospection Thématique « Les Premiers peuplements de Normandie » en 2018.Il s’intéresse aux modes de vie des chasseurs-cueilleurs évoluant dans leurs environnements, à la fonction des sites, à la notion de territoire et à la constitution des groupes humains.Élève de Gérard Fosse, palethnologue, il seconde ce dernier durant la fouille de plusieurs sites : Épouville / Briqueterie Dupray (Seine-Maritime ; 1975 & 1976), Saint-Vaast-la-Hougue / Le Fort (Manche ; 1978), notamment, avant de diriger ses propres chantiers à partir de 1980 avec le gisement de Saint-Germain-des-Vaux / Port-Racine (1980 à 1985)… Parmi les sites majeurs, figurent : Saint-Pierre-lès-Elbeuf (Seine-Maritime ; 2004 à 2007 & 2011-2012), Ranville (Calvados ; 2000 à 2002),  Tourville-la-Rivière / La Fosse-Marmitaine (Seine-Maritime ; 2008), Saint-Nicolas-d’Attez / La Madeleine (Eure, 1994), Grossœuvre / Le Vieux-Moulin (Eure ; 1995 & 1996), Saint-Brice-sous-Rânes / La Bruyère (Orne ; depuis 1998) et surtout Le Rozel / Le Pou (Manche ; depuis 2012).Maintenant retraité, donc bénévole au sein de l’Association SOSNeanderozel, il continue à animer la Prospection thématique « Les Premiers peuplements de Normandie » et à diriger la fouille du site du Pou au Rozel dont on peut suivre l’évolution sur https://neandertalrozel.orgParallèlement, il prépare, en collaboration étroite avec Jean-Pierre Coutard, plusieurs synthèses portant sur les occupations paléolithiques de Normandie dont le premier volume « Les environnements des occupations humaines pléistocènes de Normandie (France) et des îles anglo-normandes dans leur cadre chronologique » est paru en 2023 aux Presses universitaires de Liège, ERAUL 145, 404 p.
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  • Professeur Ottmar KULLMER  est géologue, paléontologue et paléoanthropologue. Il a obtenu son doctorat Dr. rer. nat. en paléontologie et géologie en 1997 à la Faculté des géosciences de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence, en Allemagne. Son fort intérêt pour l’enseignement universitaire l’a conduit à obtenir une venia legendi en 2014, puis à être nommé professeur adjoint de zoologie en 2022 à la Faculté des biosciences de l’Université Goethe de Francfort. Depuis 2001, Ottmar Kullmer travaille comme chercheur et conservateur au sein de l’institution Senckenberg Leibniz pour la recherche sur la biodiversité et le système Terre (SGN), au Senckenberg Research Institute and Natural History Museum Frankfurt, où il dirige la division de paléoanthropologie depuis 2016. Aujourd’hui, ses domaines de recherche et ses enseignements couvrent un large éventail de sujets, allant de la paléobiologie et de l’évolution des mammifères à la paléoanthropologie, ainsi qu’à de nombreux domaines liés aux analyses structurelles et chimiques des tissus durs osseux et dentaires. Ses recherches portent principalement sur l’évolution et la morphologie fonctionnelle, avec un intérêt particulier pour les dynamiques évolutives, les adaptations alimentaires et les adaptations culturelles chez les hominidés. Plusieurs de ses projets de recherche nationaux et internationaux, financés notamment par la Fondation allemande pour la recherche (DFG) et l’Union européenne, ont conduit au développement de la méthode internationalement reconnue Occlusal Fingerprint Analysis (OFA), une approche virtuelle permettant de quantifier et de comparer fonctionnellement les traces de macro-usure dentaire sur les dents. Dans le cadre de ses recherches sur l’évolution humaine, il participe depuis 1992 à de nombreuses missions de terrain et à des projets de fouilles en Europe et en Afrique de l’Est. Domaines de recherche : évolution humaine, paléoécologie et paléobiogéographie des hominidés, paléobiologie des mammifères, paléorégime alimentaire, reconstitution des modes de vie, anthropologie virtuelle, dentisterie évolutive, usure dentaire, morphologie fonctionnelle et biomécanique des tissus durs, morphométrie numérique des os et des dents. Publications : il est l’auteur et le co-auteur de plus de 120 publications dans des revues scientifiques internationales multidisciplinaires de premier plan telles que Nature, Nature Communications, Nature Ecology & Evolution ou PNAS, ainsi que dans les principales revues spécialisées en paléoanthropologie et en archéologie, notamment le Journal of Human Evolution, l’American Journal of Biological Anthropology et le Journal of Archaeological Sciences.
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  • Professeur Yousuke Kaifu : University Museum, The University of Tokyo. (né en 1969) est un anthropologue biologique spécialisé dans l’évolution humaine en Asie. Il est professeur au University Museum, University of Tokyo, où il étudie les fossiles d’Homo erectus, d’Homo floresiensis et des premiers Homo sapiens, en se concentrant sur les changements évolutifs, la diversité biologique humaine et le développement de l’humanité. Le professeur Kaifu collabore régulièrement avec des spécialistes issus d’autres disciplines, notamment l’archéologie, la primatologie et les sciences du Quaternaire, afin de contribuer à une compréhension pluridisciplinaire de l’histoire évolutive humaine et des changements comportementaux. De 2016 à 2019, lorsqu’il travaillait comme chercheur au Musée national des sciences et de la nature de Tokyo, il a mené un projet expérimental de navigation visant à éclairer les mystères des traversées paléolithiques en Asie orientale.
prof kaifu

 

  • Professeur Jacques JAUBERT
  • Professeur Jean Guilaine a effectué une grande partie de sa carrière au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), qu’il a quitté en 1993 avec le grade de directeur de recherche de classe exceptionnelle. Parallèlement, il a occupé les fonctions de directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, où il avait été élu en 1978 sur une chaire intitulée « Néolithisation et premières sociétés rurales ». De 1985 à 1989, il a également été inspecteur général de l’archéologie au ministère de la Culture. En 1994, il a été élu professeur au Collège de France, à la tête d’une chaire intitulée « Les civilisations de l’Europe au Néolithique et à l’âge du Bronze », périodes qui n’avaient jamais été spécifiquement enseignées en tant que telles dans cet établissement. En 2011, il a été élu membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il a été lauréat de nombreux prix, dont le Grand Prix de l’archéologie du ministère de la Culture, et a reçu récemment le Shanghai Archaeological Forum Research Award 2025. Il est membre correspondant de la Real Academia de la Historia de Madrid et de l’Istituto Italiano di Preistoria e Protostoria. Il est également docteur honoris causa des universités de Barcelone et de Lisbonne. Ses recherches de terrain ont couvert l’ensemble du bassin méditerranéen, principalement autour des processus de néolithisation : Chypre : Shillourokambos, Klimonas. Grèce : Sidari. Italie du Sud : Torre Sabea, Trasano I. France méridionale : Pont-de-Roque-Haute, Leucate-Corrège, abri Jean-Cros, grottes Gazel et Montbolo. Andorre : Margineda. Espagne : El Toll. Il a également travaillé sur des sites chalcolithiques en Italie du Sud (Trasano 2) et en France (Rocher-du-Causse, Roquemengarde, Véraza). Il a publié des études majeures sur les grands mégalithes de la France méditerranéenne, notamment les hypogées d’Arles et les dolmens de Pépieux et Saint-Eugène. Ses recherches sur les âges des métaux portent notamment sur le site de Carsac et sur les dépôts de bronze de Launac et Rochelongue. Il a également développé des réflexions majeures sur : la néolithisation de la Méditerranée et de l’Europe, la violence préhistorique, le développement des inégalités sociales, la culture campaniforme, les rythmes de la protohistoire méditerranéenne, l’archéologie agraire. Son œuvre, très abondante, comprend des monographies de sites et des synthèses majeures, dont : La France d’avant la France (1980). La Mer partagée (1994). Le Sentier de la guerre (2001). Caïn, Abel, Ötzi. L’héritage néolithique (2011). Les Chemins de la Protohistoire (2017). Femmes d’hier (2025). Il est l’auteur de plus de 900 articles scientifiques publiés dans des revues françaises et internationales.
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  • Professeur Henry de Lumley :   Professeur émérite au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris et ancien Président de l'IPH
  • Professeur Fabio NEGRINO est Professeur associé de Préhistoire et Protohistoire à l’Université de Gênes (Italie). Ses recherches portent sur les sociétés de chasseurs-cueilleurs et les premières communautés agro-pastorales, du Paléolithique à l’âge du Cuivre, avec une attention particulière portée aux industries lithiques, à l’exploitation des matières premières siliceuses, aux adaptations humaines et aux relations entre les Néandertaliens et les premiers Homo sapiens. Il a dirigé de nombreuses fouilles archéologiques dans le nord-ouest de l’Italie, notamment sur les sites du Riparo Bombrini, de l’Arma Veirana, des Arene Candide et de l’Arma delle Manie. Il participe également à plusieurs projets de recherche internationaux financés par le Conseil européen de la recherche (ERC) ainsi que par d’autres organismes scientifiques. Il a été co-responsable scientifique (Co-Principal Investigator) de projets financés par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (SSHRC) et par le programme italien PRIN du Ministère de l’Université et de la Recherche. Il a également participé à des missions archéologiques au Pakistan et à Oman consacrées à l’étude des sociétés préhistoriques et protohistoriques, du Paléolithique à l’âge du Fer. Auteur de près de 200 publications scientifiques, il associe archéologie de terrain, analyse technologique, archéométrie et approches interdisciplinaires afin de mieux comprendre les dynamiques de transformation culturelle sur le temps long.
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  • Professeur Hélène Roche :   Directeur de recherche, Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie, Univ. de Paris Nanterre
  • Docteur Suzanne SIMONE  : préhistorienne et lexicographe monégasque. Elle fut Directeur du musée d'Anthropologie préhistorique de Monaco de 1975 à 2003.
  • Director TIKHONOV Alexei. Candidat en sciences biologiques (PhD), chercheur principal. Né en 1959, il a étudié à l’Université d’État de Kazan de 1977 à 1980. En 1983, il est diplômé de la Faculté de biologie et des sols de l’Université d’État de Leningrad (département de zoologie des vertébrés). Depuis 1982 jusqu’à aujourd’hui, il travaille à l’Institut zoologique de l’Académie des sciences de Russie. De 2006 à 2016, il en a été le directeur adjoint chargé de la recherche scientifique, et de 2007 à 2020, le directeur du Musée zoologique de Saint-Pétersbourg. Depuis 2009, il est également chercheur principal au Mammoth Museum NEFU (Université fédérale du Nord-Est, Yakoutsk). Depuis 1999, il est secrétaire scientifique du Comité du mammouth de l’Académie des sciences de Russie. Depuis 2010, il est expert certifié en trésors culturels (paléontologie) par le ministère de la Culture de la Fédération de Russie.Ses recherches portent sur : la taxonomie, la morphologie et la zoogéographie des ongulés actuels et éteints / la paléoécologie des mammifères eurasiatiques à la transition Pléistocène-Holocène / les causes d’extinction de la faune du Pléistocène en Eurasie du Nord / la systématique et la phylogénie des artiodactyles (principalement les bovidés) et des proboscidiens / la paléontologie du Quaternaire, en particulier les mammouths et la faune associée de Sibérie septentrionale. Il a également contribué à la préparation de 12 expositions internationales. Enfin, il a activement diffusé les résultats de ses recherches dans les médias, notamment en participant à 9 films documentaires produits par de grandes chaînes de télévision internationales. En tant qu’expert, il a réalisé de nombreuses analyses de restes d’animaux fossiles, notamment des squelettes et des défenses de mammouths. Il a dirigé 5 projets de recherche, dont 5 internationaux, et a formé 12 zoologistes et paléontologues. Il a organisé et participé à plus de 30 expéditions scientifiques en Russie et à l’étranger, en collaboration avec des chercheurs de nombreux pays.
profthionov

 

  • Professeur Francis Thackeray est un paléoanthropologue sud-africain titulaire d’un doctorat (PhD) en anthropologie obtenu à l’Université Yale. Il a également obtenu des diplômes en archéologie, zoologie et études environnementales à l’Université du Cap. À Pretoria, il a exercé la fonction de directeur du Musée du Transvaal (aujourd’hui connu sous le nom de Musée national d’histoire naturelle Ditsong). Par la suite, à Johannesburg, il a été directeur de l’Institut pour l’évolution humaine de l’Université du Witwatersrand (Wits). Il est actuellement chercheur associé honoraire à l’Institut d’études évolutionnaires de l’Université du Witwatersrand. Avec des collaborateurs français et sud-africains, il participe au projet de recherche KRP, consacré au site paléoanthropologique plio-pléistocène de la grotte de Kromdraai, située dans le Berceau de l’Humanité (Cradle of Humankind), classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
photograph  with the skull of "Mrs Ples" (Australopithecus africanus) from Sterkfontein in the Cradle of Humankind, South Africa

 

  • Docteur Patrick SIMON
  • Professeur Alemseged ZERESENAY« Zeray » est né en Éthiopie le 4 juin 1969 et possède la nationalité américaine. Il est professeur Donald N. Pritzker de biologie organismale et d’anatomie à l’Université de Chicago, où il enseigne et mène des recherches en paléoanthropologie et sur l’évolution humaine. Il est principalement connu pour la découverte de Selam (l’« enfant de Dikika »), un squelette juvénile d’Australopithecus afarensis exceptionnellement complet, souvent décrit comme le plus ancien enfant connu au monde. Les recherches menées par son équipe ont également mis au jour certaines des plus anciennes traces d’utilisation d’outils en pierre, datées de 3,4 millions d’années, repoussant considérablement les limites chronologiques des données archéologiques. Le professeur Alemseged est le fondateur et directeur du Dikika Research Project et du Mille-Logya Project. Il est également cofondateur de l’East African Association for Paleoanthropology and Paleontology, une organisation qui favorise la collaboration scientifique et les échanges avec les décideurs politiques à travers l’Afrique. Ses travaux ont été largement relayés par de grands médias internationaux, notamment CNN, la BBC, TED et NOVA. Il a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles son élection à l’American Academy of Arts and Sciences, à l’American Association for the Advancement of Science, à la Pontifical Academy of Sciences et à l’Académie éthiopienne des sciences.
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